Samedi 16 Juillet 2011: la Norvège, c’est du sport (Ågård > Eiken)

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(Dans les oreilles: Machine Head, « Hellalive »)

Une journée assez intense physiquement. 1576 m de dénivelé, dont une bonne moitié avec le plein d’eau. 132.1 km en 6h25, soit 20.5 de moyenne. Je baille en écrivant ces lignes.

Ce matin, mes pensées me portant à croire que je campe sur les ruines d’un ancien moulin se confirment: il y a des traces d’un canal d’amenée, et d’un petit barrage en aval. Le trip, je me vois un jour racheter le terrain et y installer une petite VLH.

Je prends la route vers huit heures. Il y a déjà un peu de trafic sur la E39. Décidément, pas moyen d’être tranquille…ahah! Elle est quand même assez agréable. Ça monte et descend gentiment, avec quelques vues sympathiques sur les vallées traversées, et quelques lacs longés.

Mais je suis bien plus à l’aise dès que je tourne à gauche sur la route 42. Quasiment pas de trafic, je remonte un gros torrent qui déboule entre deux montagnes, formant petits lacs ou gorges, selon l’endroit. Vraiment joli, ce passage, digne des fjords, avec petites falaises et route accrochée à la paroi.

Le reste de la vallée n’est pas mal non plus, avec ses pâturages, fermes à chevaux et autres. Ohh, il est meugnon, le petit poulain…

L’endroit est relativement sauvage. Il n’y a pas, ou peu, de villages, tout au plus quelques fermes et maisons isolées.

Une fois le col atteint, je descends vers Tonstad, le bourg où je m’arrête ce midi, après environ 74 km au compteur. Activités traditionnelles de pause, mais cette fois, je mange en causant avec un petit vieux. Il me raconte qu’avant la construction de la centrale hydroélectrique locale, le bled était tout pourri, et que maintenant c’est le troisième plus riche de Norvège. La centrale en question est invisible, puisque construite au coeur de la montagne. Le tunnel pour y accéder fait assez James Bond, mais j’ai craqué, je l’ai pas pris en photo. Tapez « Tonstad Kraftverk » dans google, pour voir!

Sympa ce petit vieux, il me demande si je vais écrire un livre après mon voyage, et me prévient que demain, c’est de la grosse, grosse, pluie. Je l’avais vu quelques instants plus tôt sur le net: plus de 11 mm attendus…ça va fløtter, et ça commence après 18h ce soir.

D’ailleurs, alors que j’écris ces lignes, j’entends des gouttes frapper ma petite tente secouée par le vent. C’est parti pour « un peu » d’humidité…

Après Tonstad, je dois franchir quelques tunnels à peine éclairés. Hop, on sort la frontale. Et je me sens mieux avec le gilet fluo de sécurité, que j’ai trouvé hier matin, accroché à l’arrière du vélo. Enfin, ça va, il y a peu de trafic de toutes façons.

La route s’élève au-dessus d’un lac relativement gros, et sauvage: pas de chalets tout autour! Elle franchit ensuite les montagnes. Et pour ça, elle est un peu en dents de scie: montée assez raide/descente du même acabit, et ainsi de suite. C’est un peu pénible d’être tout le temps en train de passer des plus petits aux plus gros braquets, ou l’inverse.

Le cadre est plutôt pas mal: forêt, prés, rochers. Le tout avec peu de monde, à la fois sur la route et en dehors. Je suis quand même doublé par quelques camping-cars hollandais et allemands.

Les dents de scie se changent progressivement en vrais cols. Relativement longue montée, grosse descente, et on recommence. En général, c’est quelques kilomètres entre 6 et 9%. Parfois un peu l’impression de me retrouver sur mon terrain d’entraînement préféré, la voie Camilien Houde, à Montréal. En plus long, plus sauvage et un peu moins raide, quoique, ça dépend.

Dans les descentes, si la visibilité et la route sont bonnes, je baisse la tête, en mode coureur…ou si ça tournicote, je suis en mode aérofrein, le plus droit possible, le genou sorti comme un pilote de moto de course. Ouai, je m’y crois! :D

Mon objectif du jour était plus de 120 km. Parce que si je roule 120 par jour jusque mardi, j’arrive chez l’hôte qui m’attend près d’Oslo mardi soir. Et je commence à vraiment vouloir me doucher.

Je continue à braver les cols, le plus haut à 520 m (bon, ok, c’est pas haut), jusqu’à ma dernière descente du jour, vers le village d’Eiken, qui donne sur un lac que j’avais repéré sur la carte.

Ah, il y a une sorte de place verte locale, avec tables de pique-nique, toilettes et plage. Il y a même une douche! Mais…elle est fermée, pas de bol.

Je plante la tente et sors toute la bouffe qu’il faut pour tenir un siège pluvieux. Me voilà peinard dans Hubba, remuée par le vent et mouillée par l’urine des nuages.

Demain, on continue sur la route 42, encore du sport au programme…mais sous la pluie, yeeha!

Bonne soirée humide!

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3 commentaires pour Samedi 16 Juillet 2011: la Norvège, c’est du sport (Ågård > Eiken)

  1. Justine dit :

    Pfiou, j’avais 15 jours de lecture à rattraper maintenant que j’ai enfin internet dans mon nouvel appart ! Donc je ne me souviens plus si je t’ai envoyé mon sms ou si tu l’as reçu, donc je te (re)souhaite un bon anniversaire :)
    J’t’envoie un peu de soleil Québecois, hop !

  2. Juan Altitude dit :

    Ouais, il fait chaud ici.

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