Jeudi 28 Juillet 2011: Vest, Tørnadø! (København > Øerne)

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Je vous écris depuis la salle d’attente du ferry le plus cher du monde. 46 euros les 45 minutes de traversée. Bon OK, il va supervite, mais c’est pas une raison.

En fait non, je suis maintenant sur le bateau. Impressionnant, on y reviendra peut-être.

Ce matin, je déjeûne en compagnie de A., qui part assez rapidement. Merci pour tout, ravi d’avoir fait ta connaissance…à bientôt j’espère! :)

Je ramasse mes affaires, galère un peu à descendre tout en une fois, harnache Tornado…et on the road again! Je me trompe pas trop de route, et roule sur la 156, qui est toute droite jusqu’à Roskilde.

Tiens donc, une crevaison à l’arrière. Merde, comment on fait pour réparer, déjà?! Ahah. Apparemment, mon tube était pincé sur lui-même à un endroit, et ça a fini par percer. Hop, je bouche le trou, et c’est reparti. De poubelles en poubelles, c’est assez dense en épiceries, par ici…mais je trouve pas grand-chose.

Je ne m’attarde pas à Roskilde, petite ville qui accueille chaque année un respectable festival. Cette année, Iron Maiden était parmi les têtes d’affiches! Dommage, c’était en Juin, me semble.

Jusqu’à présent, le paysage était assez urbain. Voilà enfin des champs…quel bonheur de respirer cette douce odeur de céréales bientôt mûres! Enfin, même pas besoin de la respirer, en fait, puisque de toutes façons le vent, de face, me la tasse jusqu’au fond des narines.

Je m’arrête au bourg d’après, et dépense 31.50 Kr pour du beurre de peanut et du nutella…ouai, j’ai craqué, j’ai acheté du nutella. Boycottez-moi. Remarque: le beurre de peanut est environ deux fois moins cher ici qu’en France.

En roulant, je me disais d’ailleurs, que c’est quand même un pays de chauvin de merde, au moins du point de vue cycliste. Quand je pense aux tas de trucs évolués qu’il y a ici pour le vélo…y’a qu’à voir les carrefours avec la peinture bleue « attention, ici y’a des vélos », la largeur des voies cyclables, les feux après le carrefour, etc. En France, on est content de 50 cm de large sur le trottoir…ahahah.

Bref. C’est un peu à double tranchant, en fait. Parce que des portions de route sont interdites aux vélos, sous prétexte qu’un labyrinthe cyclable existe. Et quand c’est autorsé mais sans bande cyclable, les motoristes Danois en ont pas mal rien à foutre des cyclistes sur la route. Je me suis fait klaxonner!

Je me pose sur un banc pour manger…damn, tout mon pain-pita est moisi! Moi qui me suis imaginé toute la matinée un joli wrap pour ce midi, je me rabats sur des sandwiches. Enfin, c’est bon quand même…

Partie de Tetris pour ranger la bouffe, après transvasage des tartinades, achetées dans des pots en verre, vers des contenants plus légers. Je reprends la route couvert de nutella et de beurre de peanut.

Ah, un cycliste me double! Je ne rate pas l’occasion de m’accrocher: le vent n’est pas de tout repos. Je tiens la cadence sur le plat, dans la roue du joli Kuota du monsieur. Mais…argh, un faux-plat. 25 km/h sur une pente à 3%, avec un gros vent de face…je crache mes poumons, fais souffrir mes genoux, mais décroche quelques décamètres avant la fin de la montée. Zut…enfin, de toutes façons, mon tracteur tourne juste après.

Je continue sur la route 21, assez passante, et sans accotement. Les motoristes sont mal éduqués, leurs écarts sont assez ridicules. Heureusement, une section stupidement interdite aux vélos me force à faire un détour par de bien plus agréables petites routes.

Dans un des petits villages qu’elles traversent, ouah, un serpent! Malheureusement, il est un peu à l’agonie dans le caniveau…je n’ose pas le prendre avec les mains pour le sortir de là.

(Me voilà dans ma tente. Dans les oreilles: dung dungdung dulung dung dung dung….vous aurez reconnu Mötorhead.)

La pauvre bête, j’espère qu’elle s’en est tirée, ou que ses souffrances sont terminées…bref.

Je roule jusqu’à l’embarcadère. Damn, 349 couronnes. Ma traversée la plus chère, ou presque. En même temps, c’est vraiment un bateau de fous. Super rapide, on se croirait un peu sur un gros jet-ski. Je trippe, sentant l’accélération de la machine. Je trippe moins en pensant au gouffre énergétique d’un tel truc.

Je me sens un peu comme dans le TGV, sur ce bateau. Les secousses sont un peu semblables, en plus fort, quand même.

Presque 20h, on débarque! Je suis pas mal fatigué…je me trouve vite un endroit pour camper, en l’occurence une sorte de parking à bateaux, abrité du vent et des regards. À moi le repas en étant assis dans une barque!

Aujourd’hui, 104.1 km à 22.7 de moyenne, soit 4h35 de selle.

Demain, Århus.

Bonne nuit bateau!

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6 commentaires pour Jeudi 28 Juillet 2011: Vest, Tørnadø! (København > Øerne)

  1. bouderlique dit :

    Rouler au sec, tu dois apprécier! Merci pour les photos. Ca nous change de nos rues!

  2. Juan Altitude dit :

    Ouais, le Nutella avec du beurre d’arachide, c’est gagnant!

  3. Pap dit :

    N’empêche que tu bouffes varié même si presque avarié… C’est le hasard qui compose les menus et tu as des fois le choix… Il n’y a plus de traversier à voiles, ni à vapeur… Il y a peut-être des amis des vieux ferries, comme des fadingues de vieux tracteurs et autres locomotives?

    • zboud dit :

      Mais ouai, je bouffe bien plus varié, c’est clair! Les amis des traversiers…probable, mais ils maintiennent pas le service!

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