Mardi 2 Août 2011: glande à l’allemande (Bjerndrup > Schlüp)

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(Dans les oreilles: Metallica. Quand je mendie de l’essence, je saute sur le capot de l’auto qui fait le plein, en faisant du air guitar, et en gueulant… »give me fuel, give me fire, give me that which I desire! »)

Aujourd’hui était le jour du retour en Allemagne. Ah, que ça fait bizarre de se dire qu’on roule maintenant dans un pays frontalier de la France. Du bien d’un côté, et de l’autre…un sentiment de « bientôt la fin ». Je réfléchis d’ailleurs à un tour de France en Septembre…

J’ai campé pas loin de la frontière: j’atteins rapidement Flensburg, la ville allemande la plus proche du Danemark. Avant de revenir en zone €uro, je liquide les quelques couronnes qui me restent en achetant un tube de colle. Ouai, vous risquez encore de recevoir des cartes-poubelles, peut-être.

La zone frontalière est assez hostile. Grosse zone industrielle, trafic, camions, bref, pas le plus bel endroit du monde pour faire du vélo. Enfin, c’est quand même impressionnant, tous ces bouts de mâts d’éoliennes en attente de leur convoi exceptionnel.

Je me connecte à Flensburg, et m’adonne à mes activités urbaines habituelles. La carte du bureau d’info touristique est assez minable, mais bon. Je découvre avec horreur que vivre de poubelles et d’eau fraîche risque d’être un peu plus difficile en Allemagne. Les compacteurs et autres verrous pullulent! Enfin, j’ai quand même glané 18 (!) œufs, deux gâteaux et des fruits, pas si pire, surtout que la majorité est bio. Bon, si ça vous gêne les poubelles, dîtes-le. J’énumère aussi pour mes archives personnelles, lol, n’oublions pas que ce blog est aussi mon journal. (C’est un peu faux: je censure les trucs crades…:D)

Bref. Je misère, sans carte. Utiliser la carte du GPS, c’est vite chiant. Heureusement, dans une station service d’un petit bled, je déniche un atlas de toute l’Allemagne au 1/350000 pour…2 €. Il est pas trop lourd, ni trop précis, mais le prix est clairement imbattable! Merci Star.

Sachant maintenant où aller, je roule vers Schleswig. À travers les champs de céréales et les bois, sur la bande cyclable jouxtant la grosse route. D’ailleurs, elle est par endroit pas mal démolie par les racines…si bien que la vis de mon porte-bagages avant gauche rend l’âme. C’est toujours un peu chiant. Hop, répare, repars.

Schleswig est assez sympathique, un centre historique avec de jolies petites rues, et une bonne grosse cathédrale. Comme hier, quoi. Sauf que cette fois, je me pose sur l’herbe en face de la grosse église pour me nourrir. Il commence à faire un peu chaud, le ciel est d’un joli bleu. Je ne regrette pas la grisaille scandinave…mais les températures, peut-être, un peu.

(Idée: camper en haut du Ventoux. Mauvaise idée.)

Je reprends la route, direction Rendsburg. On m’a conseillé de passer par là, car plusieurs ouvrages d’art remarquables sont sur le territoire de la commune: le Nord-Ostsee-Kanal, et le pont ferroviaire qui le franchit.

Le canal en question, comme son nom l’indique, relie la mer du Nord à la Baltique. Il doit donc permettre le passage de (très) gros bateaux. Pas un petit canal de merde! Et pour que les bateaux puissent passer, il faut des ponts très hauts, ou des tunnels, ou des traversiers. Bref, c’est tout un bazar. Je l’ai passé avec un tunnel réservé aux piétons et vélos, c’est dire.

Ça valait vraiment le coup de passer par là, merci à H. et V. du conseil! Le pont a vraiment de la gueule, il me rappelle un peu le Pont Jacques Cartier. Et j’ai vu des porte-conteneurs sur le canal…ouah!

J’ai aussi croisé un cyclochard. Mais un vrai, lui, vraiment dégueu, en jeans, vélo pourri, tout ça. Qui fulminait des trucs dans sa barbe en regardant les gens. Qui a craché quand je l’ai doublé. Je sais pas s’il me visait…j’allais trop vite de toutes façons, comme d’habitude :D

Ah, j’oubliais…l’instant poubelles du jour. Un employé me demande ce que je fous là, je lui dis que je checke les poubelles et ramasse ce qui est mangeable. Il est un peu gêné, mais me vire pas. « Ach-so! », ça fait toujours plaisir à entendre. Me voyant me rincer les mains après la fouille, il me demande si j’ai besoin d’eau! Cool, le dude…je le remercie et le félicite en repartant vers un endroit plus cool pour cuire mes œufs. Il me souhaite bon voyage! Je repars avec un sourire jusqu’aux oreilles, et j’achète un pot de confiture, pour la peine.

Ah oui, aussi, à Rendsburg, je croise un handicapé sur un fauteuil-vélo-à-bras. Spéciale dédicace à F.G.! Je lance un « nice bike! », et on jase vite fait. Il éclate de rire quand je réponds « 8000 et des » quand il me demande combien de kilomètres j’ai roulés. Salut l’ami, bonne route!

Je longe le Kanal sur quelques kilomètres avant de reprendre le bon cap: je descends plein sud vers Hamburg, alors que le canal va plus vers l’ouest. Un peu après avoir quitté le « chemin de halage » (vas-y haler un porte-conteneurs! :D), je me trouve un spot super, coincé entre deux champs de maïs. Un peu en pente, mais abrité des regards, je suis un peu comme dans ma petite maison végétale…et sans toit. En tous cas, ça me semble être l’endroit idéal pour manger des corn flakes.

Aujourd’hui, 103.2 km en 4h37, soit 22.3 de moyenne.

Demain soir, Hamburg!

Bonne soirée-maïs!

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7 commentaires pour Mardi 2 Août 2011: glande à l’allemande (Bjerndrup > Schlüp)

  1. GOUJON dit :

    rohhh rémi veut savoir ton secret stouplééééé

  2. Pap dit :

    Pas dégue le pont en mécano version adulte… Mais il y a un transbordeur en bas si j’ai bien vu… remplacé par le tunnel… Peut-être de la bière et des saucisses dans la prochaine arrière boutique? Question ponts, il ya de quoi mais question chaussée… Faut combien d’enrobé pour 1 km, granulats liés avec x? tonnes de dérivés pétroliers? Vas-y le diplomé, apprends nous!

  3. Juan Altitude dit :

    Le tunnel me rappelle Tubingen. Quelle belle ville! Si jamais tu as la chance, vas-y.

  4. Mam dit :

    Des corn flakes entre 2 champs de maÏs ouaf !

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