Vendredi 5 Août 2011: salut, Hamburg (Hamburg > Immer)

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(Dans les oreilles: Parabellum, « In Vivo Veritas ». Vive les enfants d’Cayenne!)

Longue journée un peu trop urbaine. 107.4 km en 4h59, soit 21.8 de moyenne…plus 29 km dans Hamburg, Bremen et autres bleds.

Debout vers 6h…pas assez dormi, comme d’habitude dans ces cas là. Je remballe mes affaires, harnache le vélo et déjeûne avec mes sympathiques hôtes. Je me vois offrir des repas de restaurant déshydratés, des brownies maisons et du nutella est-allemand pour la route…ouah, je suis gâté! Merci encore H. et V.! :)

Je prends la route en compagnie de V., qui s’en va travailler. Il roule 14 km tous les matins pour aller prendre le ferry qui l’emmène directement au bureau. Sous la petite pluie et dans la grosse grisaille, on traverse donc la ville jusqu’à l’embarcadère, en jasant de tout et de rien. Nous y voilà! Merci encore…bonne journée au travail, moi, ma mission du jour est d’affronter le vent et la grisaille.

Le traversier que je prends part d’un autre embarcadère, un peu plus en aval. Malgré le temps relativement mauvais, la traversée est bien agréable. Je distingue à l’horizon l’usine Airbus, avec des avions pas finis garés devant.

Le bateau ne se contente pas de traverser, mais il remonte un bout de rivière/port qui se jette dans l’Elbe. Vue sur les cales sèches, grues et pont pouvant soulever 300 tonnes: je trippe.

Allez, je débarque, les choses sérieuses peuvent commencer. Évidemment, j’ai le vent dans le nez…faut se battre un peu pour avancer. Par ce temps pas motivant et avec ma relativement courte nuit, je baille sur le vélo et me traîne lamentablement.

Le cadre est vraiment sympa, il y a des tas de vergers dans le coin. Pommiers, poiriers, cerisiers. Non, je ne me suis pas servi!

J’arrive à Buxtehude…ah, une grosse épicerie, je fais le tour. Pas de compacteur, mais une belle rangée de bennes pas verrouillées. Allahlouilla! Dedans, des tas de trucs: des pâtes, du pain, des bananes, des corn-flakes, du raisin, des barres tendres. Il y avait plein d’autres trucs, mais je me suis fait virer assez vite. « Was machen Sie da? ». Dommage…mais ça me redonne espoir en les poubelles allemandes!

Je continue à batailler contre le vent, entre les champs de maïs. Je sais pas pourquoi, mais tous les tracteurs vont dans le sens opposé du mien: pas moyen de drafter quoi que ce soit, faut lutter contre l’incessant flux d’air.

Je m’arrête à Zeven pour manger. Non, pas de phote d’aurhtograffe dans le nom de la ville!

Quelques dizaines de kilomètres de vent et de champs plus loin, j’arrive dans l’agglomération de Bremen. J’ai passé au moins deux heures à aller d’un bout à l’autre: la ville est assez étendue. Au top de la chienlit, les travaux de prolongement d’une ligne de tramway (je pense). Des kilomètres de sens unique à remonter sur la « voie cyclable »-trottoir-creux-et-bosses-parcours-d’obstacles. L’horreur. Encore une vis de porte-bagages cassée! Fucking bosses de merde, on n’a pas idée! Et la voie principale était bien trop étroite pour croiser les motoristes arrivant en sens inverse.

Une fois ce calvaire terminé, je roule bon train, ou plutôt bon tram-qui-roule-juste-à-côté, sur les boulevards de la ville. J’ai envie d’en sortir le plus vite possible…mais c’est pas gagné.

Le centre ville est vraiment joli. Grosse cathédrale et vieux bâtiments impressionnants en tous genres. Je regarde passer les péniches depuis une passerelle sur le fleuve local. Une d’elles manque de se prendre une pile de pont. Dommage, ça aurait fait une belle vidéo! :D

Sortir de l’agglomération me prend une éternité…j’aurais dû choisir un autre itinéraire. Mais tant pis! Et puis j’ai droit à plusieurs passages à niveau, j’aime bien ça. Moi aussi je suis une vache, et j’aime bien regarder passer les trains.

Finalement, j’atteins Ganderkesee, le dernier bled collé à Bremen. Pfiouu, enfin! Il est passé 17h30…j’ai envie de m’arrêter.

Une petite route, un petit chemin, et me voilà dans un champ moissonné, derrière un champ de maïs. Mon premier en voyage à vélo, enfin!

Ce soir, pâtes bio, œufs bio, sauce tomate, le tout 100% poubelle. Miam!

Demain, on continue vers Amsterdam.

Bonne soirée moissonnée!

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2 commentaires pour Vendredi 5 Août 2011: salut, Hamburg (Hamburg > Immer)

  1. bouderlique dit :

    Bon dimanche ( mais je crois que le temps n’est pas au soleil).

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