Qui est là?

Et sinon, allez voir là si j’y suis (aussi): http://manhattane.wordpress.com/

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Un pneu usé

Tout est dans le titre. Question: où a été filmée cette vidéo?

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Y’a rien à voir!

Petit article pour faire une mise au point.

Non, il n’y aura rien de nouveau sur ce blog. Mon année de voyage s’est terminée à mon retour à la mi-Août. C’est triste, mais c’est comme ça. Pour vous consoler, vous pouvez toujours lire un article au hasard ou consulter les cartes. Ou me donner des sous pour me faire changer d’avis! :D

Alors, à la demande générale, je vais quand même résumer ce que j’ai fait après ça. J’ai d’abord pris un peu de repos et entretenu Tornado qui avait besoin de quelques pièces neuves. J’ai assisté au Festival du Cabaret Vert, vu les amis et la famille. Début Septembre, je suis descendu dans le sud, en roulant au passage mon premier 200 km en une journée. Rendu dans l’Enclave des Papes, dans le Vaucluse, j’ai vendangé pendant deux semaines et demi. C’était proche du Mont Ventoux, je l’ai donc grimpé à deux reprises, une fois par Malaucène, une fois par Bédoin. 1h48 par Bédoin, vu le poids de mon vélo, je suis satisfait.

Au programme de ma vie dans les prochaines semaines: profiter du sud de la France et des gens qui m’y sont chers, prendre le TGV pour la Picardie, et retourner à Montréal pour y affronter l’hiver, et accessoirement y travailler. Peut-être qu’un nouveau blog verra le jour, ou que l’ancien reprendra du service.

Allez, le bureau des pleurs est ouvert!

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Souper orageux

Petit instant de vie cyclocampeur: la fin d’un souper, par soirée orageuse. Ce que je regarde, c’est l’eau qui monte vers ma bouffe restée sous l’auvent de la tente, en espérant que tout ne finisse pas trempé. Ça se sent pas trop, mais il pleuvait vraiment beaucoup…

Attention, âmes sensibles s’abstenir, y’a de l’action. Bon film!

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Behind the scenes

Petits curieux que vous êtes, vous vous êtes sûrement demandés comment j’ai pu écrire tous ces magnifiques articles, et les orner des photos les plus belles du monde, alors que je vivais sur mon vélo. Alors, voilà quelques éléments de réponse!

D’abord, sur quoi j’écrivais? Archos 5 Internet Tablet, qui est, comme son nom l’indique, une tablette. Pas de clavier, mais un truc supercompact qui fait presque tout. Sur la photo, j’ai le doigt posé sur l’écran…voyez bien que c’est pas gros (10.5 cm sur 6.5…). Donc c’est bien merdique pour taper, mais on s’y fait.

95 % du temps, je calais l’appareil sur mon duvet pas déplié, lui-même coincé entre mes jambes alors que j’étais assis dans ma tente, pour rédiger le moins inconfortablement possible.

Mais comment faisais-je pour alimenter la machine en électricité? Sur la première partie du voyage, au Québec et dans les Maritimes, en Italie et en Grèce, je me débrouillais pour trouver de l’électricité à droite à gauche, et charger une grosse batterie dans la journée. Le soir venue, cette batterie crachait ses petits watts dans la tablette.

Ça, c’était bien merdique: j’étais toujours en stress « ah, me faut de l’électricité, machin ». Chiant. Alors, avant de repartir vers la Norvège, j’ai investi dans deux équipements super: une dynamo, qui produit de l’électricité lorsque ma roue avant tourne, et une batterie tampon, qui se charge grâce au courant produit par la dynamo. Cette batterie, qui ressemble un peu à un godemichet, peut le soir venu se décharger via des ports USB, comme le montrent les photos.

On peut voir le dispositif dynamo-batterie sur les photos suivantes…

D’abord, la dynamo: Schmidt Original Nabendynamo (j’ai l’ancien modèle).

Et la batterie, Dynalader Modular, branchée à la dynamo:

Le soir, dans la tente, ça donnait donc ça, le parquet en moins:

Ah, mais j’oubliais! Avant toute écriture, je commençais par trier les photos du jour. En gros, je passais, selon le nombre de photos prises, quelques minutes à regarder tous les clichés, supprimer les ratés et les doublons.

Ensuite, je transférais les photos sur la tablette. « Mais comment?! », vous demandez-vous. Eh bien, grâce à un petit accessoire appelé le Battery Dock, qui est à la fois une batterie annexe pour la tablette, et un terminal USB, qui permet de lire les clés USB. Couplez à ça un petit lecteur de cartes mémoire, et hop, le tour est joué!

En images, la carte mémoire et son lecteur:

Et le tout branché sur la tablette:

Une fois les photos transférées, il fallait mettre à jour la librairie multimédia de la tablette (merdique, l’application WordPress Android n’accepte pas les fichiers JPG, mais seulement les images de la galerie Android. Bref.). Ensuite, comme la galerie Android est merdique et mélange toutes les photos du jour, il fallait retrouver ceux que je voulais publier. Alors je vous dis pas, les jours à 200 photos, comme c’était chiant!

En tout, écrire un article me prenait environ 1h30 en moyenne, au minimum 1h, au maximum 2h30, selon les bugs, l’envie, le temps disponible.

Parce que oui, elle bug pas mal, cette foutue tablette. Alors il a fallu que je prenne l’habitude de sauvegarder mes articles fréquemment, sous peine d’avoir fortement envie de fracasser le putain d’appareil à coups d’antivol en U.

Quand je campais, je ne pouvais pas me connecter directement à internet depuis ma tente: tous mes articles étaient envoyés le lendemain, lorsque je trouvais un réseau wi-fi auquel me connecter pour uploader le tout.

Dans mon rituel du soir, il y avait aussi le report des stats dans un gros fichier tableur, mais ça c’était en général assez rapide.

Oui, tout ça pourrait probablement être plus simple avec un autre appareil, mais c’est la solution qui me semblait la meilleure quand je l’ai choisie. Et puis, ça a pas trop mal marché, je pense. À vous d’en juger…

Allez, j’espère que ça vous convient, comme explications!

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Mardi 16 Août 2011: le retour (Ravenel > Montbrehain)

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Dans les oreilles: Rise Against. « A hero of war, yeah that’s what I’ll be, and when I come home, they’ll be damn proud of me… »

Le dernier jour de voyage. Le retour à la maison. La fin provisoire des aventures nomades, des défis sportifs « foncer avec 50 kg sur le vélo », des fouilles de poubelles itinérantes.

Je pars vers 9h30 ce matin. Merci encore J. de ton accueil, ça m’a fait bien plaisir de te voir! :)

Cap sur Thourotte, petit bled un peu au nord de Compiègne, haut lieu culturel picard. Je roule, comme hier, à travers les plaines céréalières, les betteraves, et autres cultures. Le temps n’est pas des meilleurs, un peu gris…mais agréable quand même.

Manque de bol, la médiathèque thourottoise est fermée ce mardi matin: pas de surprise à mon pote F. qui y travaille. Dommage!

Je longe le canal jusqu’à Noyon. Le chemin de halage est pas mal merdique, je regrette un peu d’avoir tenté de le suivre…mais me rends quand même finalement à destination.

Ah, un magasin de photo! J’achète une nouvelle pile pour mon cyclomètre. Je me sentais tout nu sans mes fucking stats…

Pause-bouffe sur le parvis de la cathédrale. Je crois là deux Flamands qui roulent jusque Saint Jacques de Compostelle. Bonne route, les pieux! Drôle de sensation que de dire que je rentre chez moi, et que c’est mon dernier jour de voyage.

Par une fenêtre ouverte donnant sur la place, j’entends une famille manger aussi. Ça gueule en picard dans le texte, ambiance ambiance!

Hop, en selle, cap sur Saint Quentin. Je traverse quelques petits bleds qui m’étaient inconnus, malgré leur relative proximité avec mon village d’enfance. Pas besoin d’aller loin pour trouver de l’inédit!

Je rentre dans ma « sphère de connaissance » en arrivant à Fontaine-les-Clercs. Manque de pot, des fidèles lecteurs à qui je voulais payer une petite visite surprise sont absents. C’est pas mon jour « ami Ricorée cyclocampeur »…

Je longe le canal de Saint Quentin. Ouah, je suis de plus en plus proche…drôle de sensation. Petite photo de Tornado avec la très chère statue de Quentin de La Tour, j’adore.

Je débarque chez mes grands-parents…pile en même temps que mes frère et sœur, sans qu’on ne se soit concertés. Trop fort! Retrouvailles et jasette, ça fait chaud au cœur!

Quelques temps plus tard, je bourre, toujours le long du canal, pour rejoindre mon petit bled. Le vent m’aide un peu, je tiens le 35 km/h, yahou!

Je croise encore deux pélerins qui roulent vers l’Espagne. Ils viennent de Hollande et semblent pas mal effrayés quand je déboule sur le chemin de halage. Jasette rapide…bonne prièroute, les copains.

Levergies, Preselles, Ramicourt…Montbrehain. Je croise des camions-benne remplis de céréales, fraîchement remplis au silo du coin. Picardie, grenier à blé.

Montée finale vers le village. En partant, j’ai pris la rue de Bohain. En revenant, je roule rue de Là-Haut. Une fucking belle boucle de 10413 km environ.

Ce jour, à-peu-près 107 km à à-peu-près 25 à l’heure.

Demain, un peu de lavage, un peu de mécanique, beaucoup de glande, peu de kilomètres. Hum, non, ça ne me fait pas peur, ni mal au ventre.

Ici s’achève la publication régulière et journalière de mon carnet de bord. Merci de votre fidélité, merci de vos commentaires, merci de votre soutien. N’hésitez pas à continuer, cette période de réadaptation à la vie « normale », me sera de cette façon plus supportable. Merci de vos dons aussi, même si c’est redondant puisque je vous ai tous remerciés en particulier, bien sûr. Je publierai probablement un article « transparence financière, ce que j’ai fait/vais faire avec votre argent ».

Ce blog ne meurt pas. À venir, entre autres: des stats, une mise à jour des cartes, un article « behind the scenes », des liens, des vidéos, etc. Bref, stay tuned.

Bordel, je suis dans ma piaule, dans des fringues propres, sèches, en coton!

Bonne nuit sédentaire.

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Lundi 15 Août 2011: les plaines de Picardie centrale (Liomer > Ravenel)

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Je suis mort, je fais vite…pas envie de raconter tout en détails, de toutes façons.

Réveillé trop tôt et avant toute la maisonnée, je me me mange un déjeûner gargantuesque, bien trop riche pour mes environ 96 km du jour. Mon cyclomètre a rendu l’âme, donc je n’en sais pas plus pour les stats. Mais on s’en fout, non?

Préparation/remballage, jasette, N. arrive sur son beau Specialized hybride…et les cousins s’en vont voir leur Grand-Maman quand on part se balader sur les petites routes entre Liomer et Bougainville.

Petites côtes, éoliennes, pause-mûres, une jolie balade d’une bonne vingtaine de kilomètres. On se pose ensuite chez N., enfin, je vois sa maison, alors qu’il habite ici depuis des années! Ça fait bien plaisir. On mange le melon-poubelle, entre autres. Merci pour tout, Tonton :)

Je reprends la route, direction Amiens. Conditions idéales: soleil et vent dans le dos. Ça fait du bien, après la grisaille et la lutte hollandaises!

J’arrive donc assez vite chez mes grands-parents. Ah, ça faisait longtemps, et ça fait du bien de jaser avec ma Mamie. Avec mon grand-père, c’est un peu plus dur, il a le Zeimer. Il m’a quand même reconnu, apparemment, et j’ai eu droit à plusieurs chantonnements de sa chanson préférée, en allemand dans le texte.

C’est triste, Papi, que tu sois dans cet état. Triste, que tu me redemandes mon prénom, triste que tu ne saches plus ce qui t’arrive. Encore plus triste, quand tu te dis toi-même malheureux. Toi qui, quelque part dans ta tête, es si cultivé et connais plein de trucs à plein de trucs. Si on pouvait t’aider à tout ranger, si seulement c’était possible. Triste aussi, pour Mamie, qui est en première ligne face à ta maladie.

Je reprends la route vers 15h30, direction Montdidier: j’ai dit à J. que j’arrivais en fin d’après-midi, et il y a quand même une bonne cinquantaine de bornes. Hop, on roule. Heureusement, le vent est plutôt avec moi.

Je fais quelques arrêts poubelle, mais c’est vache maigre, à peine 200 g de gâteau de semoule encore frais, et quelques brioches aux pépites de chocolat.

Me voilà dans les plaines de Picardie centrale. Beaucoup de betteraves, céréales. Quelques bois et éoliennes…ma terre natale n’est pas forcément la plus belle. Mais « de tous les, de tous les, pays du monde, c’est la Picardie que j’préfère, c’est la Picardie que j’préfère… »

J’arrive en fin d’après-midi chez J., encore une fois, c’est agréable de revenir ici, ça faisait un moment. Pas mal de souvenirs heureux à cet endroit…

Thé, jasette, cuisine-apéro-jasette, repas: je suis bien accueilli, pas comme si je ne m’y attendais pas! Merci J.! :)

Et maintenant, dodo. Bonne nuit, en Somme.

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Dimanche 14 Août 2011: côtes (Sombre > Liomer)

(Bon. Pas de photos aujourd’hui, ma tablette veut pas.)

(Dans les oreilles: le ronronnement de l’ordi de N.)

Une bien belle journée, assez sportive, mine de rien: 155 km en 6h26, soit 24.1 de moyenne. En gros, j’ai longé la côte, du Cap Gris-Nez à la Baie de Somme. Une sympathique balade, un peu grise, certes!

Il a plu cette nuit, le champ dans lequel j’ai dormi est assez boueux. J’ai environ une tonne de terre sous chaque chaussure, et autant dans les garde-boue de Tornado, quand je foule à nouveau l’asphalte.

En route vers le Gris-Nez! À cette heure-ci, il y a encore peu de monde sur la route, mais évidemment le stationnement du site est bourré de camping-cars. Je klaxonne en passant, en gueulant « debout tas de feignants, il est 8h! »…ou pas.

Le paysage est pas mal gris, mais le Blanc-Nez, au loin, est quand même vachement majestueux. Le vent est calme. Les moutons font la grasse matinée…l’endroit est agréable.

Je continue mon chemin, et m’arrête à Boulogne pour une petite pause internet rapide. Il fait pas très beau, en fait, ça donne pas envie de s’éterniser là. Alors je roule un peu, cap au sud!

En passant par Outreau, je ne peux m’empêcher de penser à cette sale histoire judiciaire…dont je ne connais même pas le fin mot, d’ailleurs.

À travers les bois et les champs moissonnés, j’arrive au Touquet. J’avais pas plus envie que ça d’y aller, mais bon. Quand j’étais gamin, j’ai gagné une voiture radioguidée ici, en dessinant un moulin à vent sur le trottoir pour un concours, donc, bons souvenirs.

Mais Le Touquet, c’est quand même un peu Cannes, version nordiste. La densité de grosses bagnoles me donne pas mal envie de fuir, mais la faim est plus forte. Je me pose sur un banc, face à la mer. Devant, la plage, derrière, le stationnement géant.

Enfin, on rencontre quand même des gens cool, ici! Je jase avec un couple venu de Paris pour la journée. Je passe un peu pour un fou, pas que ça me dérange. P. fait aussi du vélo, il est photographe de rue, et parcourt Paris en fixie depuis quatre ans. Checkez son site! J’espère que vous avez trouvé une bonne baraque à frites…:)

Ah, mon cousin L. m’appelle! Ils sont chez eux ce soir…hum, 90 bornes de là, c’est pas mal loin…mais ça peut se faire. Hop, en selle.

Motivé par la perspective de retrouver les cousins ce soir, j’appuie bien sur les pédales. Le vent n’est pas contre moi, j’avance bien. Merlimont, Rue, Le Crotoy, Saint-Valéry, Saint Maxent, Oisemont. Les bleds défilent, les jambes fatiguent. Passés 60 km, la bouffe du midi est consumée, je carbure au chocolat, banane, figues.

Je fais quelques arrêts-poubelle, mais pas grand-chose de ramassé, à part un peu de pain, des abricots, des poires, un melon, des bananes, des prunes.

Longer la côte picarde est plutôt sympathique, malgré le trafic. Il y a une piste cyclable, mais je me vois mal rouler à 35 km/h sur un truc étroit, sinueux, super-déformé par les racines, et en slalomant entre les gamins et autres pleu-pleu du dimanche. « Il y a une piste cyclable », me fait remarquer une dame arrêtée à côté de sa grosse bagnole. Sa remarque ridicule ne mérite que mon ignorance, elle ne pourrait pas comprendre. Je gêne pas le trafic, je suis le trafic.

Je finis la journée par une jolie traversée du département 80: entre les pâtures, à travers les petits villages aux granges en torchis, entre les champs garnis de ballots de paille et les éoliennes. Mes jambes sont lourdes mais tournent encore bien, boostées par la vue à l’horizon du château d’eau liomérois.

J’arrive finalement à bon port vers 17h30. Ah, que ça fait plaisir d’être ici!

Me voilà presque rendu, dans quelques jours tout au plus, je serai de retour à Montbrehain. Et ce sera la fin du voyage. Allez, déprimez pas, je publierai probablement quelques inédits de temps à autres…

Demain, balade avec N., puis je sais pas ce que je fais.

Bonne nuit lioméroise!

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Samedi 13 Août 2011: à vélo din ch’nord (Boeschepe > Sombre)

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(Dans les oreilles: Stupeflip. L’épouvantable épouvantaiiiil! Vivement le Cabaret Vert!)

Une belle journée de vélo en France. Ça fait drôle, de comprendre ce que le monde dit… »ahrgardeulvélo!! »

C’est quand même pas mal agréable de se réveiller dans une maison familière. Bien sûr, les réveils sont agréables aussi chez mes hôtes Warmshowers chéris! Mais bref, ça fait plaisir de jaser avec la famille au petit matin.

Bon, din ch’nord…y drache! Ou au moins, il pleut. Après les aurevoirs, et mercis (merci encore!), c’est sous la pluie que je prends la route. Direction Cassel, bled perché sur le mont du même nom.

Sympathiques, les petites montées flamandes! Évidemment, je les apprécierais un peu mieux sans les imperméables sur le dos…et si la vue à leur sommet n’était pas si bouchée! Enfin, ça fait des photos fantômatiques, je trouve.

Toujours sous la pluie, je roule vers Saint Omer. Ah, quel bonheur, quand doublé par une camionette, des projections style « seau d’eau » m’arrivent en pleine face. Bien fait de pas me laver ce matin! :D

J’atteins la ville en fin de matinée, après un petit stop à l’ascenseur à bateaux voisin. Impressionnant, ce vieux truc capable d’en soulever des tonnes!

Je m’installe sous le porche de l’hôtel de ville pour ma pause-bouffe. La pluie a enfin cessé, mais je ne peux que penser que c’est provisoire. Je mange sous les yeux intrigués des passants et des marchands du marché qui remballent.

Quelques poubelles en repartant…vache maigre, à peine quelques pêches et abricots. Plein de magasins ont leur arrière complètement barricadé, style Gaza ou mur de Berlin: grosse palissade avec barbelés en haut. Impressionnant…

Comme d’hab, je me paume en sortant de la ville. Enfin non, je suis les panneaux! Et me vois contraint d’emprunter un tronçon de voie rapide. À quand des itinéraires cyclables directs et bien fléchés en France? Et si la France, jadis pays à la pointe du cyclisme sportif, devenait encore plus cyclable et cycliste que la Hollande? AHAHAHAH la bonne blague.

Bref. C’était pas long, et l’accotement large…no problem. Je roule maintenant sur la N43, direction Calais. Le soleil se pointe un peu, bien cool!

Je fais un petit détour par un spot recommandé par O.: la chapelle Saint Louis, une ruine en haut d’un mont. La vue est bien impressionnante, on voit même les raffineries et autres industries lourdes de la côte. Le vent ajoute une touche « moi, je suis la nature, et toi, une merde humaine » à l’endroit, alors que la chapelle en ruine est déjà pas mal post-apocalyptique. Bref, super spot, merci O. du tuyau!

Après la descente vers Ardres, je longe un petit canal jusqu’à l’agglomération calaisienne. Plus je m’approche de la côte, plus le vent me semble fort. Il souffle pas mal depuis que la pluie a cessé…mais là, ça se renforce.

C’est le moment idéal pour rencontrer un cycliste du coin! B. roule sur une superbe machine tout en carbone, la classe. Il a vécu un an à Montréal quand il était gamin! On jase de voyage, de Calais, de vélo. Il m’emmène vers le centre-ville, histoire de voir le beffroi et prendre quelques photos.

Ensuite, on roule vers l’ouest, vers le cap Gris-Nez! Et là, je suis encore plus content d’avoir un compagnon de route…le vent est bien fort. À 30 km/h derrière B., je lutte vaillamment, mais finis par décrocher. 27, ça va, j’arrive à tenir. Pfiou, c’est du sport. Il me laisse quelques bornes avant le Blanc-Nez. Merci bien, à bientôt d’se revoir! :)

Ouaaaah que je misère, seul. Je souhaite bon vent aux véliplanchistes qui descendent vers la plage, ils me répondent « bon courage ». Stie, ça grimpe aussi, col à 114 m. Mon front goutte.

Le Blanc-Nez est bien impressionnant…et infesté de touristes. Bien content d’avoir vaincu le vent et la colline, j’admire quelques minutes le paysage et poursuis ma route.

Pfiou, le Gris-Nez est encore loin. J’ai les jambes coupées par ces pourtant petites grimpettes et ce sacré vent…allez, je cherche un coin où camper. Pas évident, il y a bien du monde partout, et peu d’endroits isolés.

Finalement, je suis à un endroit tout pourri. Dans un champ, je massacre quelques mètres carrés de sillons. C’est en pente. Finalement c’est pas si abrité du vent. Et j’ai des effluves d’épandages de parcelles voisines. Pas de vue. Bref, j’ai trouvé meilleur endroit dans ma carrière cyclocampeuse. Mais il me faut bien quelque chose pour avoir envie de retrouver mon lit! :D

Ce jour, 103.7 km en 5h06…soit 20.3 de moyenne.

Demain, le Gris-Nez, puis direction la côte picarde!

Bonne soirée sans vue, en pente, qui pue.

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Vendredi 12 Août 2011: la traversée belge (Terneuzen > Boeschepe)

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Dans les oreilles: France Info. Ouai, me voilà de retour au pays, et je « profite » des radios. Je vais pas tarder à zapper.

Aujourd’hui, j’ai traversé la Belgique…parti des Pays-Bas, arrivé en France. 137.5 km en 5h53, soit 23.3 de moyenne. Je suis pas mal fatigué, j’abrège un peu.

La journée commence par un super spectacle: un pont levant se lève pour laisser passer un énoooorme bateau, dont je ne connais pas le type. Bref, marrant de voir une route verticale!

Je misère un peu pour trouver mon chemin dans Terneuzen, dans l’abominable grisaille bénéluxoise. Il pleuviote, il fait sombre, j’adore.

J’arrive quand même assez rapidement à la frontière belge, qui n’est qu’à quelques kilomètres de là. Je longe un gros canal. De l’autre côté, de l’industrie lourde. Du pétrolier/chimique/nucléaire…impressionnant. Le tout crache des nuages plus ou moins blancs, comme si il n’y en avait pas assez.

Après une galère pour rentrer dans Gent, je découvre le joli centre-ville. Un dude me montre où squatter pour une nuit, si je veux, et où me connecter. Il s’avère être plus-ou-moins clodo et sympathique…jusqu’à ce qu’il me dise de lire la Bible.

Il se met à flotter alors que je suis peinard, connecté sur une jolie petite place. Flotter pour de vrai, pas une petite bruine ridicule.

Je reprends la route vêtu de mes imperméables…c’est parti pour une perte de temps monstre pour sortir de la ville. Je me trompe de chemin, il y a des travaux, je me retrompe de chemin, bref, la misère.

Heureusement, la pluie s’arrête vite, et je retrouve mon chemin vers l’ouest. Parce que oui, finalement, je ne passe pas par Bruxelles. Je n’ai pas d’hôte là-bas, et n’ai pas du tout envie d’aller encore m’engluer dans une immense ville. Ce n’est que partie remise!

Je m’arrête dans une cour d’école, sous un petit préau, pour manger. Repas quasiment 100% poubelle, comme d’hab.

Pas grand-chose à raconter sur cet après-midi…j’ai un peu bourré, voulant atteindre la maison de mes hôtes de ce soir. Mon oncle O. et ma tante A., sans oublier M. et L., sont chez eux! Mais je ne le saurai que quelques minutes avant d’arriver…:D

Franchement, le paysage était pas super. C’est dense, plein de grosses routes…je comprends mieux le Norvégien qui disait que « même en Belgique, tu peux trouver un beau truc ».

Un con de policier me dit de retourner sur la piste cyclable, alors que je fais l’aspi à un tracteur. Il y a un peu de vent, que je suis donc forcé d’affronter. Je gênais personne, pourtant, calé derrière le gros cul! Pfff…la loi, c’est lui. Pas un policier cycliste, c’est sûr. Je gueule mon exaspération et appuie sur les pédales pour dissiper ma rage contre l’autorité policière. Je vais plus vite que le tracteur, de toutes façons.

Les centre-villes sont bien les endroits les plus agréables que je traverse. Les clochers, et autres vieux bâtiments, sont vraiment impressionnants.

Je passe près du site de la bataille de Paeschendale, en 1917. Grosse boucherie inutile, comme d’hab, ça fait un peu froid dans le dos. Je chantonne la chanson d’Iron Maiden du même nom.

Je traverse Ieper, ville elle aussi très marquée par la première guerre mondiale. Une fois passé le monument dédié aux disparus des batailles environnantes, la foire à neuneus cotoie la jolie cathédrale.

À la sortie de la ville…du gros son! Damn, c’est l’Ieper Fest, ce festival de hardcore…décidément, j’étais proche du Wacken, je suis à Ieper le jour de l’Ieper Fest. La vie me nargue, vivement le Cabaret Vert!

Les derniers kilomètres sont assez laborieux. Quelques faux-plats flamands se font sentir…mais j’arrive finalement à destination. Aaah, le comité d’accueil « petites cousines » est au bout de la rue! Salut tout le monde, ça fait bien plaisir de vous voir! :)

Rafraîchissement, douche, et on va manger des frites à l’estaminet du coin. Le pied, quoi.

Me voilà bien installé, dans ma chambre à moi, pour une confortable nuit.

Demain, objectif Gris-Nez.

Bonne nuit française!

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